Ce blog est consacré au bouledogue.
Julien Marinetti, né à Paris le 19 janvier 1967, est un artiste français, plasticien, peintre, sculpteur.
Sa rencontre avec le peintre Jean Dewasne en 1997 lui fait découvrir les concepts d'abstraction constructive et d'antisculpture qui influenceront sa recherche picturale. Il mélange depuis lors les concepts de figuration libre, expression narative, Pop art et même cubisme dans ses peintures ainsi que dans ses sculptures dont la figure la plus représentative est sans conteste "Doggy John" et c'est là qu'il crée le concept du syncrétisme artistique qui consiste à fusionner la peinture et la sculpture.
Dans son atelier d'Ivry sur Seine, véritable caverne d'Ali Baba où dorment des oeuvres correspondants à ses diverses périodes, l'artiste conjugue son art sur ses sculptures et ses toiles. On découvre un artiste accompli mais habité par une recherche constante. Des centaines, voire des milliers d'oeuvres, témoignent d'une créativité débordante, sans cesse en alerte.

Sa plus grande fierté est d'avoir fait un bras d'honneur au marché de l'art. Il peint sans cesse, toujours très vite, révélant une maîtrise acquise au fil des décennies, passant aisément d'une toile à la peinture en 3D sur son fameux chien Doggy John.

Mais qui est Doggy John ? Qui est ce bouledogue, qui n'est ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre ? Ce chien en bronze, aluminium, monochrome. Peint ou laqué.
En 2004, Julien Marinetti décide de renouer avec la sculpture et en même temps de faire un pied de nez au marché de l'art en s'inspirant d'une de ses toiles représentant une grosse tête de bouledogue. Alors que la mode est à la résine, il choisit un matériau noble, le bronze, pour couler ses animaux. Chaque taille de chien est née de façonnages en terre à partir desquels ont été créés les moules., Il baptise son chien Doggy John, comme celui de Tom Ford. Après quelques pièces habillées de collages et des monochromes, Julien Marinetti traite l'oeuvre comme une surface à part entière sur laquelle il réalise une oeuvre picturale. Il revendique cette fusion en tant que "syncrétisme de la peinture et de la sculpture".

Le fini à la laque, inspiré des techniques automobiles magnifie les couleurs et donne un aspect soigné et parfaitement achevé à chaque œuvre. Après le chien, vinrent l’ours Popy, puis Kwak le canard de bain. Nouveaux volumes, nouvelles formes, nouveaux défis pour l’artiste sans cesse à la recherche de supports inattendus pour exprimer sa puissance créative. Julien Marinetti traite le support bidimensionnel ou tridimensionnel de la même manière, en virtuose. Un art régressif qui plonge les collectionneurs dans un véritable engouement, à tel point que certains collectionnent plusieurs Doggy John ou plusieurs Teddy Bear. Julien Marinetti constate, presque étonné de la frénésie des collectionneurs : « Le jour où vous avez ce chien, vous l’adoptez. » À bien y regarder ce bestiaire n’est pas si sympathique. L’ours grogne en coin, le bouledogue fait la tête. Le monde n’est pas exempt de mal.
Reconnu dans le monde entier, il est sollicité par des galeries réputées telles que la Galerie Guy Pieters, la Galerie Bartoux, Opera Gallery, Bel-Air Fine Art... Le travail de Julien Marinetti a déjà été présenté à Paris, Londres, Genève ou New-York... Au Grand Palais, un « Doggy John – Obama » monumental a été exposé en 2007 et un chien de 90 centimètres vendu 25 000 € chez ArtCurial, le 6 décembre 2009. En juin 2010, La Villa à Calvi (Corse) fut le premier hôtel à lui consacrer une exposition dont la scénographie fut très imaginative : les canards, Kwak, ont été présentés flottant à la surface de la piscine.

Sa dernière exposition s’est tenue à Paris au Plaza Athénée (Avenue Montaigne). Un Doggy John de 2 mètres a monté la garde du 26 octobre 2010 jusqu’à fin janvier 2011. Il aura fallu 800 kg de terre pour façonner le modèle de ce bronze monochrome de 600 kg. D’autres chiens de taille moyenne, bronze, aluminium et monochrome, ont trônés dans la Cour Jardin du palace parisien.

La patte de Julien Marinetti se reconnaît d’un coup d’œil dans les toiles : le trait rapide, le sens des volumes, la maîtrise de la couleur.

Actuellement il fait partie d'une vingtaine d'artistes peintres et sculpteurs majeurs de l'art contemporain qui habillent la télécabine des Verdons, l'une des plus célèbres de Courchevel, l'illustre remontée mécanique est ainsi l'espace d'un hiver un véritable musée à ciel ouvert. "L'art au fil des sommets" jusqu'au 27 avril 2012.
