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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 00:45

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 00:45

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-"Petit Thomas a maintenant huit mois. Il n'a pas tout à fait atteint sa taille normale mais il a déjà l'assurance d'un jeune mâle au poitrail large, aux dents solides, et si l'on s'en réfère au code de sa race, il est évidemment très beau : une robe noire avec des bringes rousses sur les flancs, des pattes courtes, un crâne énorme, des yeux à fleur de tête, pas de nez ou presque, et des bajoues et des bourrelets sur la nuque et des plis un peu partout.

Petit Thomas n'ignore pas sa beauté. Il prend des attitudes avantageuses, cultive les poses plastiques, marche lentement en faisant jouer les muscles sous sa peau. Mais il n'abuse pas. Il faut lui rendre cette justice, il n'abuse jamais. Ce sont les hommes qui exagèrent. De temps en temps il se sent même obligé de prendre une mine modeste pour repousser les éloges.

- Mais non, voyons, je ne suis pas "unique" au monde. Je suis beau, c'est entendu... Il y a bien des formes de beauté sur la terre !

A huit mois on n'a eu le temps de voir qu'une très petite partie de cette terre : une maison, un jardin, une colline... Mais on sait que le monde est beau. C'est une certitude. Tout ce qui est véritablement important dans lav ie, la beauté du monde, l'amour, le combat, la mort, les chiens n'ont pas à l'apprendre parce qu'ils le savent depuis le plus lointain des âges.

Pour toutes les autres connaissances - celles qui sont superficielles et sans valeur réelle - ils s'adressent aux hommes. Mais les hommes n'ont pas beaucoup de précision dans l'esprit et leurs réponses sont souvent vagues et confuses."-

Extrait du "Livre de Petit Thomas" d'Andrée Pragane.

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 00:45

La Querelle des chiens et des chats et celle des chats et des souris

La Discorde a toujours régné dans l'univers :
Notre monde en fournit mille exemples divers :
Chez nous cette déesse a plus d'un tributaire.

Commençons par les éléments :
Vous serez étonnés de voir qu'à tous moments
Ils seront appointés contraire.
Outre ces quatre potentats,
Combien d'êtres de tous états
Se font une guerre éternelle !

Autrefois un logis plein de chiens et de chats,
Par cent arrêts rendus en forme solennelle,
Vit terminer tous leurs débats.

Le maître ayant réglé leurs emplois, leurs repas,
Et menacé du fouet quiconque auroit querelle,
Ces animaux vivoient entre eux comme cousins.
Cette union si douce, et presque fraternelle,
Edifioit tous les voisins.

Enfin elle cessa. Quelque plat de potage,
Quelque os, par préférence, à quelqu'un d'eux donné,
Fit que l'autre parti s'en vint tout forcené
Représenter un tel outrage.

J'ai vu des chroniqueurs attribuer le cas
Aux passe-droits qu'avoit une chienne en gésine.
Quoi qu'il en soit, cet altercas
Mit en combustion la salle et la cuisine :
Chacun se déclara pour son chat, pour son chien.
On fit un règlement dont les chats se plaignirent,
Et tout le quartier étourdirent.

Leur avocat disoit qu'il fallait bel et bien
Recourir aux arrêts. En vain ils les cherchèrent
Dans un coin où d'abord leurs agents les cachèrent :
Des souris enfin les mangèrent.

Autre procès nouveau. Le peuple souriquois
En pâtit : maint vieux chat, fin, subtil et narquois,
Et d'ailleurs en voulant à toute cette race,
Les guetta, les prit, fit main basse.

Le maître du logis ne s'en trouva que mieux.
J'en reviens à mon dire . On ne voit sous les cieux
Nul animal, nul être, aucune créature,
Qui n'ait son opposé : c'est la loi de nature.
D'en chercher la raison, ce sont soins superflus.
Dieu fit bien ce qu'il fit, et je n'en sais pas plus.

Ce que je sais, c'est qu'aux grosses paroles
On en vient, sur un rien, plus des trois quarts du temps.
Humains, il vous faudroit encore à soixante ans
Renvoyer chez les barbacoles.(1)

(1)
Qui porte une longue barbe. Mot emprunté des Italiens.

Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 00:45

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 00:45

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Toulouse-Lautrec fera plusieurs dessins de bouledogues, dont une lithographie pour le menu du mariage de son cousin Emmanuel Tapié de Celeyran.

Une très belle peinture du chien Bouboule, appartenant à Mme Palmyre, tenancière de maison close, figure au musée d'Albi.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 00:45

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Toby-Chien. - Je ne suis pas le dernier des romantiques, je suis un petit bull noir venu au monde un soir entre les quatre pieds d'une jument alezane, qui ne s'est pas couchée pendant toute la nuit, tant elle craignait d'écraser ma mère et ses nouveaux-nés. Un petit bull, c'est presque un enfant de cheval, çà couche contre les flancs tièdes, dans la chaude litère mêlée de crottin, çà boit dans les seaux de l'écurie, çà se lève au bruit des sabots et çà s'intéresse au lavage des voitures...Jusqu'au jour où elle est venue me chercher, me choisir - moi, le plus beau, le plus camard, le plus carré de la portée ! - Pour m'attacher à sa personne...

 

Extrait du livre : Chiens de Colette - Editions Albin Michel

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 00:45

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 00:45

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Mr. Dexter croquis

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 00:45

Le Fermier, le Chien, et le Renard

Le Loup et le Renard sont d'étranges voisins :
Je ne bâtirai point autour de leur demeure.
Ce dernier guettait à toute heure
Les poules d'un Fermier ; et quoique des plus fins,
Il n'avait pu donner d'atteinte à la volaille.
D'une part l'appétit, de l'autre le danger,
N'étaient pas au compère un embarras léger.
Hé quoi ! dit-il, cette canaille
Se moque impunément de moi ?
Je vais, je viens, je me travaille,
J'imagine cent tours ; le rustre, en paix chez soi,
Vous fait argent de tout, convertit en monnoie
Ses chapons, sa poulaille ; il en a même au croc :
Et moi, maître passé, quand j'attrape un vieux coq,
Je suis au comble de la joie !
Pourquoi sire Jupin m'a-t-il donc appelé
Au métier de Renard ? Je jure les puissances
De l'Olympe et du Styx, il en sera parlé.
Roulant en son coeur ces vengeances,
Il choisit une nuit libérale en pavots :
Chacun était plongé dans un profond repos ;
Le maître du logis, les valets, le chien même,
Poules, poulets, chapons, tout dormait. Le Fermier,
Laissant ouvert son poulailler,
Commit une sottise extrême.
Le voleur tourne tant qu'il entre au lieu guetté,
Le dépeuple, remplit de meurtres la cité :
Les marques de sa cruauté
Parurent avec l'Aube : on vit un étalage
De corps sanglants et de carnage.
Peu s'en fallut que le Soleil
Ne rebroussât d'horreur vers le manoir liquide.
Tel, et d'un spectacle pareil,
Apollon irrité contre le fier Atride
Joncha son camp de morts : on vit presque détruit
L'ost des Grecs, et ce fut l'ouvrage d'une nuit.
Tel encore autour de sa tente
Ajax, à l'âme impatiente,
De moutons et de boucs fit un vaste débris,
Croyant tuer en eux son concurrent Ulysse
Et les auteurs de l'injustice
Par qui l'autre emporta le prix.
Le Renard autre Ajax aux volailles funeste,
Emporte ce qu'il peut, laisse étendu le reste.
Le Maître ne trouva de recours qu'à crier
Contre ses gens, son chien, c'est l'ordinaire usage.
Ah ! maudit animal, qui n'es bon qu'à noyer,
Que n'avertissais-tu dès l'abord du carnage ?
- Que ne l'évitiez-vous ? c'eût été plus tôt fait :
Si vous, maître et fermier, à qui touche le fait,
Dormez sans avoir soin que la porte soit close,
Voulez-vous que moi chien qui n'ai rien à la chose,
Sans aucun intérêt je perde le repos ?
Ce Chien parlait très à propos :
Son raisonnement pouvait être
Fort bon dans la bouche d'un Maître ;
Mais, n'étant que d'un simple chien,
On trouva qu'il ne valait rien.
On vous sangla le pauvre drille.
Toi donc, qui que tu sois, ô père de famille
(Et je ne t'ai jamais envié cet honneur),
T'attendre aux yeux d'autrui quand tu dors, c'est erreur.
Couche-toi le dernier, et vois fermer ta porte.
Que si quelque affaire t'importe,
Ne la fais point par procureur.   

 

Jean de La Fontaine

Jean de La Fontaine

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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 00:45
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