Ce blog est consacré au bouledogue.
N'achetez jamais , jamais, au grand jamais une de ces races chez quelqu'un qui ne soit pas un excellent éleveur (bon dans ce cas ne suffit pas).
Parfois - plutôt rarement, à vrai dire, car élever une portée de chiots Bulldogs est une mission vraiment contraignante qui requiert une remarquable habileté et expérience. On peut trouver un bon chiot chez un particulier (seulement si ce particulier a lui-même été client d'un excellent éleveur, qui le suit pas à pas dans cette aventure. Mais vous ne devez en aucun cas vous adresser à d'autres fournisseurs surtout les magasins et ceux que j'appelle les "producteurs de chiens à la chaine", c'est à dire les élevages (ou pseudo-élevages, car ils font semblant d'élever des chiens qu'en réalité ils importent à bas prix des pays plus pauvres) qui proposent des chiots d'une dizaine de races et même plus toujours "prêts à la livraison clé en main".
Si vous connaissiez l'implication nécessaire, les soins à apporter et le temps qu'il faut pour suivre une seule portée, vous comprendriez sûrement qu'un éleveur sérieux ne pourra jamais fournir de chiots selon ses rythmes hallucinants.

Pour vous donner une idée, voici comment on élève une portée de bulldogs.
D'abord, on a recours, dans la majeure partie des cas, à la fécondation artificielle car les mâles de bon niveau sont des chiens avec une "caboche" immense et une masse musculaire extrêmement puisssante. Comme chez le bulldog, l'avant-train est très lourd et celui de derrière beaucoup plus léger ; une femelle (qui déjà est plus petite que le mâle), sentant arriver le poids extraordinaire de l'avant-train du mâle sur son arrière-train... s'assoit. Et en position assise, je vous l'assure, il lui est difficile d'être grosse. De plus les chiens stressent beaucoup quand ils se font la cour et, s'il fait trop chaud, il existe un risque qu'ils s'évanouissent ; alors mieux vaut l'éprouvette !
L'obligation ou presque de féconder artificiellement nécessite des frottis vaginaux, la mesure des oestrogènes et bien d'autres obligations (qui naturellement ont également un coût) pour évaluer le bon moment.
Puit on suit avec une immense anxiété le déroulement de la grossesse, car les chiots (comme le papa et la maman) ont une grosse tête : il faut donc connaître avec une précision millimétrique la date de la parturition, vu qu'ils arriveraient difficilement à naître tout seuls. Cela implique au moins une échographie et un certain nombre de visites vétérinaires, car aucun propriétaire d'une femelle bulldog n'arrive à vivre tranquillement quand sa chienne attend des chiots.

Toujours à cause des dimensions considérables des chiots, ils naissent dans l'énorme majorité des cas par césarienne.