Ce blog est consacré au bouledogue.
La définition la plus répandue du Bouledogue français est celle de Pierre Mac Orlan : "c'est un chien si l'on veut, mais c'est plutôt quelqu'un". Elle est si vraie que tous les propriétaires de Bouledogue, sans exception, finissent toujours par se demander un jour s'ils n'ont pas introduit, par mégarde, dans leur foyer, quelque petit génie malicieux, qui comprend tout, anticipe leurs gestes et devine leurs actions avant même qu'ils ne les aient entreprises.
Une autre définition, beaucoup moins connue, plus spirituelle, mais si parfaitement exacte, est celle d'un éleveur britanique, au début du XXè siècle, le Colonel De Romilly. On peut la traduire ainsi : "les traits de caractère essentiels du Bouledogue français ont un parfum de France semblable au bouquet si caractéristique de ses vins alliant l'exquise qualité des Bordeaux, l'éclatante vigueur des bourgognes, la gaieté pétillante du champagne avec, en apogée, l'euphorie causée par une pure "eau-de-vie" de Cognac.
Une affection débordante.
La première qualité du Bouledogue et qu'il est totalement lié à son propriétaire et qu'il s'adapte à toute les situations, toutes les formes de vie, à partir du moment où il est en sa compagnie.
Cet attachement profond crée une interdépendance entre l'homme et son chien.
Il est nécessaire que le maître prenne conscience de cette relation exceptionnelle et sache la dominer afin que cet amour ne se transforme pas en tyrannie.
Le Bouledogue a les défauts qu'engendre l'excès de ses qualités : son affection débordante peut se muer en jalousie maladive, en véritable possession. Il n'acceptera plus qu'on le laisse seul un instant, exigeant une attention permanente, rendant son entourage exclave de ses caprices. Le fait est assez peu fréquent, mais lorsqu'on arrive à cette extrémité, c'est toujours par la faute du propriétaire qui cède à toutes les lubies du chiot, et, à la vue de ses yeux tendres, rit de toutes les bêtises et ne le punit jamais. Le petit ange se transforme alors peu à peu en démon diabolique.
C'est donc quand il est petit que vous devez montrer à votre nouveau compagnon qu'il partage votre vie, mais qu'il n'en est pas le patron tout-puissant.
Si vous conservez ce délicat équilibre entre tendresse et autorité, vous aurez le plus merveilleux ami à quatre pattes. Car le Bouledogue est toujours surprenant, artiste jusqu'au bout des pattes, plein d'humour, obéissant mais jamais servile, et toujours débordant d'amour.