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Ce blog est consacré au bouledogue.

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Ascension des Bouledogues français...(suite et fin)...

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Extrait du livre de Britta Jaschinski


Un autre événement fut plus important que ce phénomène de mode transatlantique. Au début du 20ème siècle, le bouli eut le droit de retourner en Angleterre, bien que son ancienne fiche signalitique tint plus d'un acte d'accusation qu'autre chose. Bien sûr, il fut sur-le-champ objet de grande moquerie. Avec ses oreilles droites, ce n'était plus un bulldog anglais. Il était alors hors de question qu'il soit autorisé à se présenter à des expositions canines britanniques, pour la simple et bonne raison qu'il ne pouvait plus être question de bulldog anglais. Le bouli était maintenant clairement d'origine française : c'était un bouledogue français.

En 1880, le premier club d'éleveurs du continent européen fut créé à Paris. En 1888n, on détermina les premières caractéristiques du standard de la race. Les Anglais n'avaient plus le droit sur le chien puisqu'ils l'avaient plus ou moins banni. Mais aujourd'hui, la vieille controverse est oubliée. Le bouli est en vogue en Angleterre et on ne peut l'imaginer absent des rues de Londres.

Seule la famille royale britannique se refuse toujours à prendre la race en compte. La Reine Elisabeth II, qui aime les chiens, les chevaux et les hommes - d'ailleurs dans cet ordre, comme le fit remarquer son biographe Graham Turner - préfère parler à ses corgis. Les favoris de la Reine, comparés à des dogues de compagnie français, sont tout aussi courts sur pattes ; ils montrent une certaine extravagance et se distinguent également par une grande intelligenc et de belles taches blanches sur le poitrail.

Mais jamais un bouledogue français ne se permettrait de pincer aux jarrets un mouton ou un boeuf comme le fait le corgi - qui descend de chiens de berger.

Par conséquent, le bouledogue français est un parfait chien domestique. Peu importe qu'il ait une robe noiren, blanche ou feu, la tête ou le poitrail tachetés, ce quadrupède classé chien d'agrément ou de compagnie, s'adapte parfaitement à n'importe quel appartement.

Et sans les conditions nécessaires à l'adoption d'un corgi. En effet, les représentants de cette race réclament une attention de tous les instants et exigent un dressage permanent afin de les détourner de leur instinct à pincer.

Soit dit en passant, on tait volontiers que l'arrière-grand-père de la Reine Elisabeth II, le Roi Edouard VII, ne voulait pas renoncer à cet ex-chien de basse extraction. D'autant qu'il avait à l'esprit que le bouli avait bel et bien pour ancêtre le bulldog anglais. Le Roi Edouard VIi, qui monta sur le trône en 1902, et qui pratiquait une politique de rapprochement avec la France depuis déjà quelques années, ne put s'empêcher d'avoir de la tendresse pour ce chien aux oreilles de chauve-souris.

Il se procura un de ces petits frimeurs musclés au poil ras et blanc, qui, avec le temps et au contact de son grand fumeur de maître, a du voir sa robe devenir légèrement grisâtre... Edouard VII, qui règna sur le Royaume-Uni jusqu'à sa mort en 1910, fumait plus de douze cigares par jour. 

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