Ce blog est consacré au bouledogue.
La joaillerie
Le bouledogue français, particulièrement prisé à la cour du Tsar de Russie, ne pouvait qu'inspirer le célèbre joaillier Fabergé et son école. Le bouledogue y est le plus souvent sculpté dans une pierre fine dure, ses yeux sont des pierres précieuses et le collier en or est orné de pierres fines.
Ces pièces sont très rares et particulièrement onéreuses.
Par ailleurs, on trouve peu de bijoux anciens. Les joailliers ont aussi signé de très beaux pommeaux de cannes en or et cristal. Les cannes sont d'ailleurs très recherchées par les collectionneurs. Ce sont, au début 1900, non pas des accessoires de marche, mais de véritables ornements pour les messieurs au même titre que les bijoux pour les dames. Elles sont donc très souvent ornées de pommeaux en matière précieuse, ivoire, pierres dures (cornaline, jade, etc...), corne de rhinocéros, cristal gravé en intaille. La diversité et la finesse de sculpture entre les différentes têtes de bouledogue en ivoire est assez stupéfiante. Ce sont de véritables oeuvres d'art.
Porcelaine et faïence
Restent bien sûr tous les objets en porcelaine ou en faïence qui ont été fabriqués jusqu'au années quarante. Le bouledogue français peut être sujet de vitrine, représenté dans toutes les positions et tous les styles, par des manufactures plus ou moins célèbres.
Il peut aussi avoir un usage et la liste est longue et diversifiée : salière, poivrière, moutardier, porte-couteau, rond de serviette, cendrier, bonbonnière, bocal à sucre ou confiture, flacon à liqueur ou à parfum, tirelire, serre-livres, et lampe veilleuse simple ou brûle-parfum.
Les plus beaux sujets sont en provenance d'Allemagne (porcelaine blanche de Meissen à la finesse exceptionnelle, Nymphenburg, Rosenthal) et du Danemark (Manufacture royale et Bing & Gröndhal). L'Autriche a fabriqué en série beaucoup de bouledogue en porcelaine à la fin 1800 et au début 1900. Plus tard c'est au Japon que l'on doit une foule de petits sujets de facture plus modeste et de prix très raisonnable. Paradoxalement, la France n'a pratiquement pas produit de bouledogues en porcelaine. On trouve surtout quelques faïences craquelées des années trente qui reviennent à la mode de nos jours.
Le collectionneur a donc le choix pour assouvir sa passion. Néanmoins, laquête est de plus en plus difficile et les objets de qualité de plus en plus chers. Le bouledogue français est à la mode en France, mais aussi aux Etas-Unis, au japon. La concurence est donc âpre et fait monter les prix des plus belles pièces.